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Inclusion sociale et réduction de la pauvreté : impacts économiques et politiques du manque d’accès aux biens de base

Dans chaque pays, certains groupes minoritaires ou sociaux se heurtent à des obstacles qui les empêchent de participer pleinement à la vie politique, économique et sociale. Ces groupes peuvent être exclus non seulement par les systèmes juridiques, les marchés fonciers et du travail, mais aussi par des attitudes, des croyances ou des perceptions discriminatoires ou stigmatisantes.

Le désavantage est souvent fondé sur l’identité sociale, qui peut recouper les dimensions du sexe, de l’âge, de la position, du revenu, de la profession, de la race, de l’ethnie, de la religion, du statut de citoyen, du handicap, de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre, entre autres facteurs. Ce type d’exclusion sociale prive les individus de leur dignité, de leur sécurité et de la possibilité de mener une vie meilleure. Si l’on ne s’attaque pas aux causes profondes de l’exclusion structurelle et de la discrimination, il sera difficile de soutenir une croissance inclusive durable et une réduction rapide de la pauvreté.

La pandémie actuelle de COVID-19 a mis en lumière des inégalités systémiques profondément enracinées. Alors que la pandémie de COVID-19 continue d’avoir des répercussions considérables dans le monde entier, il est important de comprendre l’impact différencié et intensifié qu’elle a sur les segments les plus marginalisés et les plus pauvres de la population. En 2020, selon les données de l données de l’Istatun peu plus de deux millions de ménages (7,7 % du total contre 6,4 % en 2019) et plus de 5,6 millions d’individus (9,4 % contre 7,7 %) sont en situation de pauvreté absolue en Italie. Après l’amélioration constatée en 2019, la pauvreté absolue atteint son niveau le plus élevé depuis 2005 (début de la série historique) pendant l’année de la pandémie.

Par exemple, de nombreuses personnes handicapées ont des problèmes de santé sous-jacents qui peuvent les rendre particulièrement vulnérables aux symptômes graves du COVID-19 s’ils le contractent. Les femmes et les enfants sont touchés par des taux croissants de violence domestique en raison des fermetures. Dans certains contextes, les groupes racialement marginalisés qui ont été traditionnellement exclus du système de soins de santé ont eu des taux de mortalité plus élevés que d’autres groupes et ont eu des difficultés à obtenir des informations sur la pandémie, à accéder à des soins équitables, à des produits de première nécessité et à des vaccins.

L’inclusion sociale a également une valeur économique : si elle n’est pas prise en compte, l’exclusion des groupes défavorisés peut être coûteuse. Au niveau individuel, les impacts les plus couramment mesurés sont la perte de salaire et les mauvais résultats en matière d’éducation et d’emploi. Le racisme et la discrimination ont également des répercussions sur la santé physique et mentale. Au niveau national, le coût économique de l’exclusion sociale peut être représenté par la perte de produit intérieur brut (PIB) et de richesse en capital humain.

L’exclusion peut amener certains groupes sociaux à se priver de marchés, de services et d’espaces, ce qui a un coût à la fois pour les individus et pour l’économie. À l’échelle mondiale, la perte de richesse en capital humain due à la seule inégalité entre les sexes est estimée à 160,2 billions de dollars. Dans les pays en développement, 90 % des enfants handicapés ne vont pas à l’école.

L’inclusion sociale est essentielle pour atteindre le double objectif de la Banque mondiale : mettre fin à l’extrême pauvreté et accroître la prospérité partagée. L’Cadre environnemental et social (ESF) de la Banque mondiale, qui s’applique à tous les projets d’investissement, souligne que l’inclusion sociale est fondamentale pour toutes les interventions financières de la Banque mondiale visant à réaliser le développement durable. L’inclusion est également une priorité dans le cadre de la reprise mondiale après la pandémie de COVID-19. Les plans de relance devront être conçus de manière à contrebalancer les fractures sociales croissantes et à éviter de créer de nouvelles formes d’exclusion. La crise est également l’occasion de se concentrer sur la reconstruction de systèmes plus inclusifs qui permettent à la société dans son ensemble d’être plus résistante aux chocs futurs, qu’il s’agisse de santé, de climat, de catastrophes naturelles ou de troubles sociaux.

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